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 jasmée - t'es comme un poison, tu t'es infiltré en moi.

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MessageSujet: jasmée - t'es comme un poison, tu t'es infiltré en moi.   Sam 17 Déc - 22:17


   
LAISSE MOI PARTIR. LAISSE MOI, NE TE RETOURNE PAS, C'EST TOUT CE QUE TU SAIS FAIRE.

   
Accélérant le pas, elle tenta de rester calme et sans se retourner. La nuit était tombée sur le château et Esméralda tenait fermement la main de Youna. Elle tremblait tentant de contrôler sa peur pour que sa fille ne s’inquiète pas. Mais comment ne pas craindre la mort alors qu’elle prenait la fuite de la prison dorée où elle s’était enfermée depuis la fuite de Jason ?  Elle avait accepté la décision de son époux, elle avait acceptée de quitter sa fille pour sa protection pensant que Jason avait peut-être raison, qu’elle avait tord depuis le début. Mais finalement, lorsqu’elle avait découvert le visage effrayée de Youna dans l’après-midi dans les bras d’Anna, elle n’avait pas pu s’arrêter. Malgré sa mission envers les narniens, sa fille passait avant tout. Et vu l’incapacité de Jason à protéger Youna, Esméralda avait du prendre les devants. Rapidement elle avait envoyé un message codé à Caspian par le biais d’un de leurs espions pour lui faire connaitre sa décision de fuir rapidement le palais. Peut-être réussirait-elle à revenir sans que personne ne remarque son absence. Elle comptait ramener Youna en sécurité à la clairière puis revenir au château. Bien sûr ils se méfieraient de cette sortie, mais Anna, comme toujours la couvrirait, aveuglée par l’amour qu’elle portait à sa jeune sœur. Elle avait pensé pendant un instant, dire la vérité à sa sœur, lui avouer son horrible secret, sa force mystérieuse qui la poussait à tenir encore et toujours. Lui dire qu’elle était folle amoureuse et détruite par Jason, qu’elle possédait une fille parfaite qu’elle n’avait pas revu depuis une année. Malheureusement, elle ne pouvait pas faire entièrement confiance à Anna. Elle soutenait Jadis. Comment prendrait-elle la traitrise de sa douce sœur qui était venue lui demander asile et protection ? Elle ferait brûler Esméralda et Youna immédiatement et donnerait les cendres à Jason jusqu’à ce qu’il meure de folie.

Un bruit dans le couloir adjacent. Esméralda se cacha rapidement tenant fermement Youna contre elle. Par chance, la petite fille ne disait rien, suivait sa mère sans arrêter de la regarder avec ses grands yeux foncés. Elle avait les traits de sa mère, mais son regard était plus profond, plus noir, plus sombre comme son père. Ses cheveux qui descendaient comme une cascade sur ses épaules étaient si clair comparés à ceux d’esméralda qu’elle ne doutait pas un instant qu’elle était le parfait mélange entre les deux amants. « Ne t’inquiète pas chérie, maman est là. Je te protège, Youna. » Toujours. Elle passa une main dans ses cheveux avant d’embrasser son front et fit attention à bien vérifier une nouvelle fois si aucun soldat n’était dans le coin.

Lorsqu’elle fut certaine que plus personne ne se promenait dans le couloir, elle accéléra le pas en tenant fermement sa fille dans ses bras. Elle se mit à courir jusqu’à l’écurie et récupéra son souffle seulement lorsqu’elle fut arrivée là-bas. Elle scella rapidement un cheval tout en gardant un œil sur sa fille qui, par miracle, ne bougeait pas d’un pousse. Comprenant sûrement que la situation était stressante et inquiétante pour Esméralda, elle écoutait attentivement ce que lui disait sa mère.

Elle monta rapidement sur son étalon et partie au galop serrant très fort sa fille contre sa poitrine. Son cœur tambourinait sans qu’elle ne puisse calmer ses battements mais elle ne regardait pas derrière elle de peur de découvrir qu’elle était suivie.

Puis, derrière elle, elle entendit d’un coup des sabots derrière elle. Elle tenta d’accélérer encore et encore sans succès, elle serra donc rapidement à gauche pour pouvoir se cacher derrière un bosquet, déposa Youna dans les feuillages pour la cacher et sortie son épée. Pas question qu’elle perd sa fille, elle n’allait pas supporter de la voir partir aux mains de l’ennemi une nouvelle fois. Elle n’avait pas combattue depuis longtemps, bien avant sa grossesse, mais elle n’avait rien perdue de ses tactiques. Elle comptait bien prouver à cet inconnu qu’elle sauverait la chair de sa chair contre tous.

Lorsqu’elle découvrit la silhouette de l’inconnu, elle tressaillit. Elle l’aurait reconnue parmi tous les habitants de Narnia. C’était impossible, pas après tant de temps, tant d’attente. Elle n’arrivait pas à croire qu’il était là devant elle. Mais lorsqu’elle vit son visage sortir de l’ombre, ses derniers doutes se dissipèrent. Elle ne baissa pour autant pas la garde. Jason était un ennemi comme un autre maintenant, un incapable de protéger sa fille alors qu’il avait pris la fuite dans ce but. Esméralda garda une main sur le corps de sa fille, son épée toujours tendue vers lui, la mine grave. « Tu te fiches de moi, Jason. Tu te fiches de moi. » Ses mains tremblaient un peu, tout comme son corps. Elle avait du mal à reprendre une respiration normal tellement elle le haissait pour ce qu’il lui avait fait subir. Elle refusait qu’il s’approche de Youna puisqu’il semblait incapable de la protéger. « T’es qu’un lâche et un incapable. » C’était vil, gratuit et méchant.  Mais elle savait où elle tapait. Elle le connaissait par cœur et c’est ce qui, les mèneraient un jour à leurs propres pertes.

HARLEY-
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MessageSujet: Re: jasmée - t'es comme un poison, tu t'es infiltré en moi.   Sam 17 Déc - 23:17


   
LAISSE MOI PARTIR. LAISSE MOI, NE TE RETOURNE PAS, C'EST TOUT CE QUE TU SAIS FAIRE.

   
Fébrile, Jason galopait entre les bois, avec la ferme intention de rejoindre les îles au plus vite. Très certainement, cela revenait à se jeter dans la gueule du loup, pourtant, il n'y avait pas d'hésitation à avoir. Le sort de Youna était en jeu, et il avait déjà trop longtemps laissé sa fille aux mains de l'ennemi. Cette maudite Jadis. Aidé par cette teigne d'Anna. Le telmarin peinait à imaginer que cette arriviste pouvait être sa soeur. Sa demi-soeur, pour être plus juste. Comment avait-elle pu oser lui enlever sa fille ? Pour la livrer à la sorcière blanche, qui plus est. Jason fit accélérer son cheval dans un élan de rage. Il savait quel chemin prendre pour se rendre au plus vite dans le quartier général de Jadis. Il se demandait combien de gardes l'attendraient à l'entrée du château. Il était prêt à parier que Jadis attendait sa venue. Peut-être qu'il filait tout droit dans un piège, mais, à vrai dire, il s'en fichait pas mal. Il n'y avait que sa fille qui comptait. La sauver. La protéger. Après tout, c'était bien pour cela qu'il avait quitté la clairière des mirages. Il souhaitait préserver Youna de la guerre et de ses ravages, mais finalement, cette gangrène dévastatrice les avaient rattrapé. A croire que la guerre était indissociable de la vie de Jason. Maudit. Condamné à voir la mort et le sang se déverser. Au fond de lui commençaient à grandir quelques regrets. Peut-être qu'Esméralda avait raison. Peut-être que finalement, le campement était le lieu le plus sûr pour Youna. Non. Il chassa cette pensée d'un revers de main et se concentra sur sa course et son objectif.

Serpentant entre les arbres, il évita quelques branches, mais fut contraint de faire ralentir Nomad. Le terrain était trop accidenté pour se permettre un galop impétueux. Mieux valait éviter la chute, il lui fallait être au maximum de ses capacités pour affronter les sbires de Jadis. Il regrettait un peu d'avoir laissé Calypso et d'être parti seul. La jeune femme avait été d'une grande aide pour Jason. C'était elle et seulement elle qui lui avait donné force et encouragement pour se relever après l'enlèvement de Youna. Elle l'avait extirpé de sa torpeur, poussé hors des ténèbres et grâce à cela, le telmarin s'était finalement remis droit sur ses bottes. Sa présence n'aurait pas été de trop, mais Jason préférait poursuivre seul. C'était son devoir. Sa mission. Sa fille. Lui et lui seul était responsable de la sécurité de Youna. Lui et lui seul devait parvenir à la récupérer. A n'importe quel prix. Jason ne s'encombrait pas de scrupules lorsque l'un des siens se trouvait en danger.

Le telmarin sauta de justesse un ruisseau gelé. Sa progression était limitée par la neige qui s'accumulait sur le sol et le froid perçant qui l'entourait. Nomad peinait à atteindre sa vitesse habituel, et Jason constata que son poil était givré. Il n'aimait pas le voir ainsi. Nomad partageait sa vie depuis des années et était son plus fidèle compagnon. Cela étant, il ne pouvait se permettre de s'arrêter pour le laisser souffler. Chaque seconde perdue mettait plus encore en péril la pauvre Youna. Jason espérait seulement que cette maudite sorcière ne lui avait fait aucun mal, qu'il soit physique ou mental. Il caressa doucement le col de Nomad et lui murmura quelques mots d'encouragement. Lorsque cette affaire serait terminée, il le récompenserait avec la meilleure des nourritures qui soit. Bien sûr, il ignorait encore où il trouverait l'argent pour la lui acheter, mais ce cheval la méritait.
Plus il avançait, plus son coeur se serrait. Jason avait un mauvais pressentiment. La certitude que rien n'allait se passer comme prévu. Il rabattit le col de sa cape pour se protéger du froid et tenta de se calmer. Son cerveau tournait à plein régime, et il ne devait pas se laisser parasiter par des pensées obscures et négatives. Être fort. Contrairement à ce qu'il avait l'habitude d'être.

Plongé dans le silence des bois, Jason se sentait un peu oppressé. Pas un bruit, comme si la mort régnait fièrement dans les bois de la peur. Mais un bruit finit par déchirer cette tranquillité malsaine. Un bruit de sabots. Le jeune homme arrêta Nomad et se dissimula derrière l'un des grands arbres du bois, particulièrement dense de ce coté-là. Il vit alors une ombre passait, une ombre qu'il identifia comme un cavalier. Il plissa les yeux, pour mieux observer, et fut pris de vertige lorsqu'il comprit ce qu'était cette ombre qui cavalait entre les arbres. Deux silhouettes qu'il connaissait par coeur. Il n'hésita pas une seconde de plus, et se lança à sa poursuite.
Il ne tarda pas à être repéré par Esméralda, mais après tout, c'était là bien son intention. La savoir si près après tout ce temps sans se donner de nouvelles procura une sensation très étrange à Jason. Il ne parvenait à réaliser qu'après tout ce qu'il avait partagé, ils se faisaient aujourd'hui face comme deux étrangers. Pire, comme deux ennemis. Car à n'en pas douter, Esméralda devait très certainement lui en vouloir. Terriblement. Jason connaissait bien son épouse. Il savait pertinemment qu'elle avait du le maudire après son départ. Et qu'à présent, elle se réjouissait sans doute de pouvoir lui prouver qu'elle avait eu raison, que la clairière était la meilleure des protections pour Youna.

Elle se tenait là, devant lui, Youna collée contre sa poitrine, l'épée en garde, prête à attaquer. Elle ressemblait à l'une de ses panthères, prête à défendre bec et ongles sa progéniture. Mais Jason ne lui laisserait pas lui enlever Youna. Il ne lui laisserait pas la jeter dans l'arène de la guerre. « Tu te fiches de moi, Jason. Tu te fiches de moi. » Elle affichait une mine grave, mais Jason la sentait fébrile. De toute évidence, elle non plus n'était pas très à l'aise face à ces retrouvailles inattendues. Le telmarin demeurait muet. Il contemplait son épouse, autant admiratif qu'en colère. Il n'était pas prêt pour cet affrontement. Il savait à quel point ils pouvaient se tirer dans les pattes, se déchirer et se faire du mal, et il ne souhaitait pas en arriver là. Malgré son départ, il aimait toujours autant Esméralda, mais il était conscient que leur chemin et leurs desseins s'éloignaient trop pour qu'ils puissent continuer leur route ensemble. Si seulement Esméralda avait accepté de partir avec lui. « T’es qu’un lâche et un incapable. » La haine se lisait parfaitement sur le visage de la jeune femme. Elle ne prenait pas la peine de la cacher, bien au contraire, elle la laissait se déverser. Ses paroles étaient un poison pour Jason. Esméralda connaissait ses points faibles et savaient quoi faire et quoi dire pour le réduire au silence. Mais l'année qui s'était écoulée avait aussi transformé Jason. Plus responsable. Plus déterminé. Il était hors de question qu'il laisse Esméralda gagner. « Je me fiche de ce que tu penses de moi. Je viens pour ma fille, rien de plus. » Jason n'adressa pas le moindre regard à son épouse, d'une part car il savait que cela risquait de le déstabiliser, d'autre part, car il souhaitait la blesser moralement pour qu'elle lâche prise. Lui-même était un peu haletant. Il tenta d'approcher doucement, mais craignait une réaction excessive d'Esméralda.

Finalement, il se résigna à planter ses pupilles dans celles de la jeune femme. Il espérait qu'au fond de ses yeux, elle parviendrait à lire toute la détermination qui l'habitait et qu'elle percevrait à quel point il avait changé. Il n'était plus l'enfant, l'adolescent d'autrefois. Il accomplirait sa volonté. « Rends-moi Youna. Je suis peut-être un incapable, mais toi, tu n'es même pas digne d'être sa mère. Tu as préféré la défense d'un vulgaire territoire plutôt que la présence de ta fille. » Il la foudroya du regard. Il se savait méchant, mais finalement, il avait également ce ressentiment au fond de son coeur. Il avait attendu. Attendu qu'elle les rejoigne en vain. Elle les avait abandonné pour s'engager dans la résistance. Quelle mère pouvait faire ça ? « C'est moi qui me suis occupé d'elle pendant que tu trafiquais je ne sais quoi avec Caspian. Il est hors de question que tu la récupères pour la jeter dans cette résistance. Elle mérite mieux. Mieux que ça. » Il hésita. Il savait quel coup porter pour l'achever. Autrefois, peut-être qu'il n'aurait pas osé, mais à présent, le sort de Youna était en jeu. « Mieux que toi. » Oui, c'était mesquin, mais finalement, c'était peut-être mieux ainsi. Au fond, mieux valait peut-être qu'Esméralda le déteste, au moins, il ne risquait pas de lâcher prise. Par amour.

HARLEY-

_________________
LE VIDE.
Alors on danse encore, sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse encore plus fort, comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars, ton sourire en écho, restes là sur ma peau.
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MessageSujet: Re: jasmée - t'es comme un poison, tu t'es infiltré en moi.   Sam 17 Déc - 23:48


LAISSE MOI PARTIR. LAISSE MOI, NE TE RETOURNE PAS, C'EST TOUT CE QUE TU SAIS FAIRE.

Elle n’arrivait pas à calmer son cœur qui battait contre sa poitrine. Elle ne pouvait pas se calmer quand elle regardait l’homme qui se tenait devant elle. Il n’était plus rien, plus rien qu’un pauvre homme qui s’était perdu dans sa misère et sa peur des autres. Un homme incapable de protéger son enfant, la chair de son sang. Esméralda avait décidé de lui faire confiance, de l’offrir sa fille et d’accepter le châtiment qu’il lui imposait. Elle avait cru qu’avec son père, elle vivrait paisiblement mais ce n’était qu’un mensonge. Youna n’était en sécurité nulle part, hormis à la clairière, là où Jadis ne la trouverait jamais. Et il était temps que Jason le comprenne.

Il était si nu d’émotion. Elle ne voyait rien dans son regard, comme si il était mort. Finalement c’était peut-être le cas. Il n’était plus le même et pourtant malgré ça, Esméralda savait très bien où le toucher. Où lui faire mal, où l’attaquer dans le plus profond de sa chair. Elle connaissait son mari, elle savait ses faiblesses et entre eux lors de leurs disputes, c’était une véritable guerre. Son souffle était trop souvent coupé et son cœur poignardé par l’homme qu’elle aimait. Et pourtant, jamais elle n’arrivait à stopper ses sentiments. Elle l’aimait de tout son être et elle voudrait faire taire ses sentiments sans réussite. Elle était finalement, aussi faible que lui. Aujourd’hui tout était différent. Bien sûr, ils pouvaient se haïr, se déchirer, mais maintenant, les cris ne devaient plus exister, car ils étaient trois. Malgré toute la haine qu’elle ressentait pour Jason, Youna restait sa priorité. Il était hors de question de la faire souffrir. Elle ne pouvait pas accepter que sa fille soit affectée par leurs guerres internes. Une année avait défilée depuis leur dernière rencontre. Jason avait changé. Son regard avait changé, il semblait si posé, si calme. Mais, Esméralda était nouvelle. Une nouvelle femme qui savait se battre et retenir ses coups pour les faire souffrir au plus profond de leur être, lentement, doucement. Elle n’était plus la gamine qu’il avait connu à Cunta, ni la jeune femme qu’il avait épousé. Elle avait changé. Elle avait appris à calmer sa peine, sa douleur.

Mais malgré tout, malgré tout ce qu’elle pouvait ressentir envers Jason, ses paroles lui faisaient mal. Pour autant, elle ne laissa rien paraitre, elle préféra se concentrer sur la main qu’elle posait sur Youna. Cela faisait une année qu’elle n’avait pas touché sa fille, n’avait pas pu sentir cette odeur. Elle ne la laissera pas, malgré les paroles de son mari. Elle allait dorénavant se battre pour sa fille. Il savait si bien la faire souffrir mais Esméralda n’allait pas flancher. Tout ce qu’elle avait fait c’était pour sa fille. « Arrêtes. Tu peux penser ce que tu veux. Ce que j’ai fait, je l’ai fait pour elle. J’ai tenté quelque chose pour stopper la guerre. Tu as préféré t’enfuir et je l’ai retrouvé chez Jadis. Tu te rends compte ? Comment as-tu être aussi stupide ? . » A dire vrai, elle ne comprenait pas. Elle n’arrivait pas à savoir comment il avait pu faire l’erreur de perdre leur fille sans laisser sa vie. Il y avait tant d’incompréhension, de doute chez Esméralda. Elle était tellement perdue, mais elle ne pouvait pas se laisser abattre. Elle remarqua le mouvement de ses pieds, mais elle garda précieusement sa main sur les cheveux de fille sans baiser sa garde. Il ne l’approcherait pas. « Tu me l’as prise Jason. Comment pouvais-je m’en occuper ? Tu es parti sans un mot sans qu’on puisse en discuter. Ta décision était prise, tu avais pris la décision pour nous trois. La jeter dans la résistance ? Mais tu es complètement fou. La résistance c’est notre maison, notre famille. Caspian est là-bas. Tu sais très bien qu’elle aurait été en sécurité. Tu n’assumes même pas tes erreurs et tes échecs. . » Son regard était reflétait tellement de déception. Jamais elle ne pouvait penser ressentir cela un jour. Jamais elle n’aurait cru qu’elle serait déçue par Jason. Trahi. Mais lorsqu’il l’a mordit avec son venin, Esméralda comprit qu’une brèche s’était créer entre eux et qu’elle ne pouvait plus rien faire pour les sauver. Elle passa une main sur le visage de sa fille qui lui offrit un sourire. Puis elle retourna son regard vers Jason. « Un jour je t’ai dit que jamais tu ne me décevrais. Que malgré la guerre et les souffrances, tu avais ma confiance, mon amour et surtout, mon pardon pour tout ce que tu faisais. C’est terminé. Tu as tout gâché. » Elle posa sa fille sur son cheval avant de regarder une nouvelle fois Jason. « Si tu t’approches, je n’hésiterais pas. Tu m’as volé tout ce que j’avais besoin. Tu penses être le seul à souffrir depuis un an. Tu crois que je m’amuse comme une folle à aider ton roi. Tu n’imagines pas un instant tout ce que j’ai pu imaginer pendant cette année. Tous ses cauchemars où je vous ai vu morts. Tous les deux. » Elle s’arrêta un instant de parler. Elle laissa quelques secondes le silence s’installer entre eux et, alors qu’elle allait briser le silence, un craquement se fit entendre. « Maman. Y a quelqu’un. » Elle se stoppa tenant fermement son épée. Elle savait que Jason était venu seul. Elle pouvait prendre la fuite et laisser Jason se battre seul. Mais dans son cœur, tout lui disait le contraire. « Je pourrais partir et te laisser seul face aux ennemis. Tu serais ralenti, tu ne pourrais pas nous rejoindre, j’aurais gagné. » Un soldat sorti de derrière elle. Elle échangea quelques coups d’épées avant de le blesser et qu’il ne tombe évanoui. « Ne me la prend pas.. »


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MessageSujet: Re: jasmée - t'es comme un poison, tu t'es infiltré en moi.   Mer 21 Déc - 22:10


   
LAISSE MOI PARTIR. LAISSE MOI, NE TE RETOURNE PAS, C'EST TOUT CE QUE TU SAIS FAIRE.

   
Comment pouvaient-ils en être arrivés là ? Comment après toutes les épreuves qu'ils avaient traversés ensemble, le sang, les larmes, la mort d'un père et celle d'un enfant, pouvaient-ils se regarder comme s'il eut été deux étrangers ? Jason ne reconnaissait pas la femme qui se tenait devant lui. Toute cette haine qui déformait son visage, cela ne ressemblait pas à Esméralda. Mais à vrai dire, lui aussi avait énormément changé. Le jeune home avait cédé la place à un père, et à présent, toute l'existence du telmarin tournait autour du bien-être de sa fille. La protéger de la guerre, la préserver du pouvoir. Comment était-il possible qu'Esméralda songe, ne serait-ce qu'un instant à amener leur fille au cœur de la tumulte ? Certes, la clairière était inconnue de l'ennemi, mais Jadis n'était pas le seul danger pour Youna. Jason savait pertinemment que le seul fait d'être si près du pouvoir constituait un danger pour sa fille. Son passé ressurgissait comme pour lui rappeler les erreurs de son père, erreurs qu'il ne souhaitait pas reproduire. Certes, il n'avait pas réussi à empêcher l'enlèvement de Youna, et finalement, peut-être que son épouse avait raison. Peut-être qu'errer sur les routes n'était pas une solution sûre et viable pour la suite. Pourtant, Jason refusait de renoncer. Il n'avait qu'un objectif en tête, et rien ni personne ne parviendrait à lui ôter. Il était trop tard à présent. Trop tard pour reculer. Bien évidemment, malgré tous les efforts qu'il faisait pour ne pas tomber sous l'emprise d'Esméralda, cet affrontement sonnait comme une terrible tentation. Il n'était pas prêt. Pendant un an, il avait redouté ce moment, mais il arrivait au pire moment pour le telmarin. Il aimait toujours sa femme. Il ne pourrait d'ailleurs jamais cesser de l'aimer. Quoi qu'il se passe, quelques soient les sentiments qui interféreraient, et qui interféraient déjà dans leur relation, l'amour survivrait. Seulement, il le réalisait à présent, ils empruntaient des chemins trop différents pour pouvoir poursuivre une route ensemble. Leurs desseins n'étaient plus les mêmes, ni leurs priorités. Et en somme, la fuite de Jason était peut-être un moyen de s'éloigner avant que la faille ne s'ouvre entre eux. Pour moins souffrir.

La souffrance. Jason ignorait quelle défense adopter vis à vis d'Esméralda. Elle se montrait piquante, venimeuse. Ses paroles s'insinuaient en lui comme autant de coup de poignards qui faisaient saigner son cœur. Mais l'homme ne tombait pas. Il restait debout pour sa fille. Il encaissait les blessures que lui infligeait Esméralda, impassible, ne pensant qu'à Youna. Lui-même n'hésita pas à débiter des paroles aussi mesquines qu'insultantes. Les extrêmes, toujours. La passion, perpétuellement. Autant dans l'amour que dans la haine, Esméralda et Jason ne faisaient pas les choses à moitié.
Jason percevait bien l'écho de ses paroles dans l'esprit d'Esméralda. Elle aussi encaissait tout en restant debout. Pour Youna. Le combat entre les deux époux s'annonçait long et fastidieux. Aucun ne renoncerait à leur fille, quitte à camper sur des positions qui devenaient de plus en plus insensées.

« Arrêtes. Tu peux penser ce que tu veux. Ce que j’ai fait, je l’ai fait pour elle. J’ai tenté quelque chose pour stopper la guerre. Tu as préféré t’enfuir et je l’ai retrouvé chez Jadis. Tu te rends compte ? Comment as-tu être aussi stupide ? . » Esméralda tenait fermement sa fille contre sa poitrine, comme si Jason eut été dangereux. Il trouvait cela ridicule. Youna et lui avaient tissé des liens que jamais Esméralda ne parviendrait à rompre, ils avaient vécu des moments que personne ne pourraient leur enlever. Pendant un an, Jason avait tenu le rôle de père et de mère, et avait fait de son mieux pour rendre le quotidien de sa fille heureux et gai. Lui offrir l'enfance qu'il n'avait jamais eu. Entendre Esméralda remettre en question tout cela le mit immédiatement hors de lui. Un rictus de colère traversa furtivement son visage. « Stupide ? Ah parce que tu crois vraiment que c'est Jadis qui a orchestré tout ça toute seule ? C'est toi qui est stupide Esméralda. Ta très chère sœur, Anna, s'est fait une joie de lui susurrer l'idée à l'oreille. Mais toi, tu es complètement aveugle. Tout ce qui t'intéresse c'est d'avoir l'air d'une sauveuse. Mais tu ne sauves rien du tout. » Jason ne retenait pas le flot de paroles acides qui sortaient de sa bouche. Toute cette colère qu'il gardait au fond de lui se déversait aujourd'hui contre la jeune femme qui n'était pourtant pas la source de cette haine. Jason savait qu'en se montrant odieux, il limitait les chances de laisser son épouse avoir une quelconque emprise sur lui. Elle ne l'envoûterait pas. Pas cette fois. A présent, Youna était là, et si le telmarin n'était pas à l'aise à l'idée de voir sa fille grandir entre deux parents déchirés, il préférait encore cette option à celle d'un environnement malsain de pouvoir et de ses manigances. Mais de toute évidence, Esméralda ne partageait pas son point de vue. Pour elle, la résistance était leur maison. Jason ne put s'empêcher de rire à cette déclaration. Ce n'était pas leur maison. Ce n'était pas ce à quoi il aspirait. Comment pouvait-on se sentir chez soi dans un endroit dont l'existence même impliquait la présence d'un contre-pouvoir ennemi et oppressif. La paix. La tranquillité. Voilà quelle était leur foyer. Certes, il avait pris la décision pour trois, mais la fin justifiait les moyens. Il n'avait pas regretté une seconde d'être ainsi parti. L'amour pour sa fille l'avait galvanisé et si Esméralda ne comprenait pas cela, alors ils ne se comprenaient vraiment plus. « Un jour je t’ai dit que jamais tu ne me décevrais. Que malgré la guerre et les souffrances, tu avais ma confiance, mon amour et surtout, mon pardon pour tout ce que tu faisais. C’est terminé. Tu as tout gâché. » Son regard brillait d'une étrange lueur que jamais Jason n'avait perçu. La déception. Ainsi, il l'avait déçu. Le telmarin sentit son cœur se brisait. Des années durant, il avait tout fait pour que son épouse soit fière de lui. Il s'était toujours moqué de la reconnaissance des autres, en revanche, il s'était battu pour qu'Esméralda soit fière de lui. Aujourd'hui, ce combat avait perdu tout son sens, avorté par des sentiments négatifs qui assombrissaient son cœur. Mais il ne montra rien. Car un autre être comptait tout autant. Youna. Un jour viendrait où Youna serait grande, et Jason espérait qu'elle lui serait reconnaissante de l'avoir tenu à l'écart de ces nombreux conflits. « C'est vraiment ce que tu penses. Je ne m'en réjouis pas, mais je ne regrette rien. Notre histoire a été gâché le jour où tu as décidé de suivre Caspian. Cela te paraissait naturel, mais tu n'as pas daigner me demander ce que j'en pensais. Pour toi c'était la guerre. Toujours. Le bien commun. Je suis peut-être plus égoïste, mais ce n'est pas ce que je voulais. Tu aurais du le savoir, je te le répète depuis des années. Mais tu as été incapable de l'accepter. Alors oui, je t'ai déçu en partant, mais si je devais revenir en arrière, je ne changerais pas de décision. » Jason parlait avec un calme presque inquiétant. Jamais ô grand jamais il n'avait réussi à conserver son sang froid de cette manière. Pas un cri. Pas une larme.
Esméralda attrapa sa fille et la posa sur son cheval. Jason serra les poings à ce geste. Elle ne lui enlèverai pas. Hors de question. « Si tu t’approches, je n’hésiterais pas. Tu m’as volé tout ce que j’avais besoin. Tu penses être le seul à souffrir depuis un an. Tu crois que je m’amuse comme une folle à aider ton roi. Tu n’imagines pas un instant tout ce que j’ai pu imaginer pendant cette année. Tous ses cauchemars où je vous ai vu morts. Tous les deux. » Bien sûr, elle avait très certainement souffert, mais la vie était faite de choix. Difficiles, douloureux. Évidemment, Jason aurait préféré que jamais Jadis ne revienne et que les trois Miraz vivent ensemble dans l'harmonie. Mais les choses ne s'étaient pas passées ainsi et avaient amené avec elles leur lot de souffrances. Il fallait l'accepter. Jason mit sa main sur le manche de son épée, sur le point de répliquer qu'il était prêt à faire ce qu'il faudra pour récupérer Youna, même à user de la force contre cette femme qu'il aimait encore ardemment, quant un bruit se fit entendre. « Maman. Y a quelqu’un. » Esméralda tint fermement son épée, Jason s'agrippant également à la sienne. Quelqu'un venait. Un instant, le telmarin craint que son épouse ne mette en route son cheval et disparaisse au milieu des bois. De toute évidence, l'idée lui avait traversé l'esprit, mais elle resta là, face à l'assaillant. Elle l'affronta l'un d'entre eux, qu'elle réduit au silence, tandis que Jason descendit de son cheval, hésitant. Il pouvait facilement prendre Youna et partir loin d'ici, où Esméralda ne les retrouverait pas. Loin. « Ne me la prend pas.. » La phrase d'Esméralda le ramena à la réalité. Il ne pouvait pas la lui reprendre comme ça. Pas deux fois. Même si l'envie était terrible. Il attrapa sa fille et la fit s'allonger derrière une racine, lui murmurant quelques mots. « Ne bouge pas, et restes silencieuse. » Puis, il se lança dans le combat. Un coup, puis un autre. Il fit rapidement chuter son ennemi qui s'effondra au sol dans un bruit sourd, mais n'eut pas le temps de contrer l'épée du troisième soldat qui déboula derrière un arbre. Sa lame se planta dans son flanc gauche, et Jason poussa un cri. Il plaqua sa main contre sa blessure, de laquelle coulait déjà du sang, et posa un genou au sol. Il avait envie de se lever et de combattre, mais quand il vit un quatrième soldat, il prit une décision qui lui déchira le cœur. La protection de sa fille, voilà ce qui lui important. Il chercha alors Esméralda du regard. Pour la première fois, de son visage transparaissait une émotion, celle du désespoir et de la résignation. Il était presque suppliant. « Prends Youna et partez toutes les deux. Protège-là. Préserve-là. »

HARLEY-

_________________
LE VIDE.
Alors on danse encore, sur les mêmes musiques, les mêmes pas. On s'embrasse encore plus fort, comme si c'était là la dernière fois. Aussi loin que tu pars, ton sourire en écho, restes là sur ma peau.
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jasmée - t'es comme un poison, tu t'es infiltré en moi.

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