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 Jason ▬ Are you just a memory ?

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❈ ARRIVEE :
11/11/2016
❈ AVATAR :
Hayden Christensen, quelle évidence
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Vingt-cinq années
❈ ALLEGEANCE :
A sa fille. A la belle Youna qu'il veut préserver de la guerre.
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MessageSujet: Jason ▬ Are you just a memory ?    Ven 16 Déc - 12:49

Jason Miraz
Personne, par la guerre, ne devient grand.  
❈❈❈
YOU

nom complet ❈ Le nom de la dictature. Le nom de la terreur. Le nom de l'espoir. Miraz. Un patronyme qui n'a jamais été évident à porter. Vous ne pouvez pas être personne lorsque vous êtes un Miraz. Et les gens vous attribue immédiatement une étiquette. Le fils du tyran. On ne peut vivre que dans l'ombre de son prédécesseur lorsque l'on est affublé d'un pareil nom. Par chance, parfois, le prénom peut venir contrebalancer le poids trop lourd d'un patronyme. Jason. Un prénom de combattant, teinté de courage. L'aventure. La liberté. La détermination. La foi.lieu de naissance  ❈ Jason est né dans la forteresse de Cunta, au creux des draps royaux, dans un espace où la pierre n'avait alors d'égale froideur que le coeur du souverain de ces lieux. Cunta et son château ont longtemps été les seuls horizons de Jason. Il se sentait prisonnier de ces murs, qui étaient pourtant une protection contre les menaces du monde extérieur. âge  ❈ Le temps file sans que l'on s'en rend véritablement compte. Jason a aujourd'hui vingt-cinq ans. Le plus belle âge, celui de tous les possibles. Pourtant, le jeune homme ne peut cultiver cette légèreté caractéristique de ces années. Il a vécu trop d'épreuves, vu trop d'atrocités pour encore penser à sa jeunesse. Elle lui a été enlevée trop vite, sans qu'il n'eut véritablement le temps de la saisir. contrée actuelle ❈ Jason n'a pas de contrées. Il sillonne les routes avec sa fille Youna, espérant échapper à son destin. Sa vie n'est que fuite et errance, sans but précis. Il court après une utopie mais se complaît dans cet aveuglement qui risque pourtant de lui coûter tout ce à quoi il tient. allégeance ❈ Jason a longtemps été fidèle à Telmar, sa patrie. Il s'est battu corps et âme pour ramener la paix et redonner à ce royaume la grandeur qu'il méritait. Cependant, à présent, Jason, lassé par la guerre, ne souhaite plus lutter pour la terre de ses ancêtres. Son allégeance va uniquement aux personnes à qui il tient, son épouse, Esméralda, bien qu'elle ne soit à présent plus qu'un délicieux souvenir et à Youna, qu'il souhaite protéger et préserver du mal qui se répand dans le monde. Qu'importe les sacrifices, sa vie entière est offerte à ceux qu'il aime.  fonction/métier ❈ Prince héritier de Telmar, Jason n'a jamais voulu ce trône et l'a laissé à son cousin, Caspian, roi légitime de Narnia et Telmar. Il est alors devenu l'un de ses principaux conseillers. Mais le jeune homme n'a jamais été entièrement à l'aise avec les sphères du pouvoir. A présent, il n'est qu'un vagabond, sans fonction ni métier, qui vit de cueillette et, parfois, de la vente de plantes médicinales qui ramasse dans les bois.  race❈ Jason n'est qu'un simple humain, avec ses faiblesses et ses qualités.groupe ❈ Avanir
MIND

Jason a toujours été un être torturé. Tiraillé entre son destin, ses obligations et ses désirs, il n'a a jamais vraiment eu de certitudes quant au chemin à suivre et a finalement beaucoup suivi son instinct. Bien que mature assez tôt, Jason ne s'est jamais senti à l'aise avec les responsabilités. Il court après une simple, et surtout cherche avant tout la tranquillité. Il ressent perpétuellement l'impression que sa vie est dicté par les autres ou par les circonstances. Finalement, il n'a pas le sentiment d'avoir le choix quant aux marches à suivre. A ses yeux, la seule véritable décision qu'il a prise, est celle d'avoir épouser Esméralda, ou bien celle de se rebeller contre le paternel. Car oui, Jason sait aussi se montrer déterminé lorsqu'il a une idée en tête. Têtu, le telmarin est également une personne loyale et bienveillante, bien qu'il puisse parfois paraître égoïste en faisait passer le bien des gens qu'il aime avant le bien commun. C'est d'ailleurs pour cela qu'il a renoncé au pouvoir. Il sait qu'il n'a pas les épaules suffisamment solides pour cela, et surtout, qu'il serait incapable de sacrifier sa famille pour le bien d'un royaume.  
-----❈-----

- citation citation citation -

PSEUDO/PRÉNOM ❈ MurmuresdesBois, Siana ou Anaïs pour les intimes . PAYS ❈ Le pays du vin et de la bonne bouffe   TU AS DÉCOUVERT NNB SUR ❈ Le croisement entre le cerveau d'Esmé et le mien  TAUX DE PRÉSENCE  ❈ J'essaie de passer tous les jours, même si c'est que cinq minutes  TON AVIS SUR NNB ❈    QUI SUIS-JE ❈ () je suis la création d'une adorable personne () je suis le fruit de mon imagination () je suis un prédéfini C'EST LE MOMENT DE SE LACHER ❈ écrire ici.

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MessageSujet: Re: Jason ▬ Are you just a memory ?    Ven 16 Déc - 12:50

Lost in the echo
Froids sont les voyageurs loin de leur demeure. 
D'aussi longtemps que Jason se souvienne, il a toujours eu le sentiment de ne pas être né au bon endroit. Le fils d'un roi. Le prince héritier. Jason a été élevé dans le but de prendre un jour la succession du trône et de régner, vainqueur et conquérant, sur le trône de Telmar. Miraz se chargea personnellement de lui inculquer l'éducation adéquate, de le conformer pour en faire une sorte de clone. Un bel échec. Jason n'avait pas le caractère malléable. Et surtout, il n'était pas fait pour gouverner. Depuis sa tendre enfance, d'autres dessein l'habitaient. L'aventure, l'évasion. Le prince était un rêveur. Il aimait s'allonger le soir pour contempler les étoiles et s'imaginer de quoi le monde était fait, au-delà des murailles de Cunta. Les îles solitaires, l'océan oriental, Cair Paravel, les montagnes d'Archenland, le désert chaud de Calormen. Autant de lieux qu'il ne connaissait qu'à travers ses leçons. Miraz ne le laissait guère sortir au dehors de la capitale telmarine. Il estimait qu'il était dangereux pour l'héritier du trône de s'exposer au regard des ennemis. Les sauvages narniens risquaient de le capturer et de le réduire à néant, dans d'atroces souffrances. Ce n'était que des bêtes, affirmait le souverain. Jason demeurait dubitatif à ce sujet. Pourquoi seraient-ils plus mauvais ? Ce n'était pas parce qu'ils étaient leurs ennemis politiques qu'ils étaient forcément des monstres. Sans doute, certains se battait-il en restant persuadés de faire le bien, d'oeuvre pour leur contrée. Et d'une certaine manière, Jason trouvait cela admirable. Encore enfant, il regardait la géopolitique comme une immense nébuleuse dans laquelle on le propulsait malgré lui. Il se fichait pas mal de cette guerre, à dire vrai, au contraire, il la trouvait ridicule. Il n'avait connu que cela depuis la naissance. L'armée, le sang, les morts. Ne serait-ce pas mieux si tous décidaient de faire la paix ? Peut-être se montrait-il utopique, mais il éprouvait le sentiment que l'essence même de cette guerre était idiote, et que sa durée ne s'expliquait que par le cercle vicieux dans lequel étaient tombés Telmar comme Narnia. Les premiers affrontements avaient entraînés des morts, sources de rancoeurs et de haine, causes de nouveaux conflits toujours plus sanglants, amenant toujours plus de morts, et donc de haine et de colère. Pourquoi n'était-il pas possible de faire table rase du passé ? Pourquoi continuer à se battre, en sachant pertinemment qu'au lieu de régler le conflit, cela ne participait qu'à le nourrir ? A croire que Miraz aimait le sang. Jason s'avérait plutôt perspicace pour son âge, mais au fond, toutes ces questions de politique l'ennuyait. Il n'était pas fait pour cela. Ce qu'il voulait plus que tout se trouvait ailleurs. Une enfance normale. Le monde était un immense terrain de jeu, et lui, se trouvait coincé dans un château qui lui semblait trop froid et trop étroit. Seul. Car oui, dans son enfance, le telmarin se sentait terriblement seul. Son entourage était absent. Une mère plus occupée par les mondanités que par son fils, un père occupé à exterminer des narniens, et deux soeurs aînées qui l'ignorait littéralement. Jason se demandait s'il avait fait quelque chose de mal pour s'attirer les froids de ses deux soeurs. Peut-être le voyaient-elles comme un étranger venu faire intrusion dans leur vie... Quoi qu'il en était, Jason était seul. Et solitaire. Il se réfugiait dans ses pensées, et passait son temps à explorer le château pour occuper des journées un peu trop mornes. Il lui arrivait aussi de se balader dans le village, et d'approcher les autres enfants. Les gens du peuple lui paraissaient tellement plus conviviaux. Il y avait cette vieille aubergiste. Elle lui donnait un bol de lait chaud et lui racontait des histoires. Il se souvenait encore parfaitement de cet établissement aux couleurs tamisés, et cette dame à la peau ridée qui lui apportait l'amour qu'il ne recevait pas de sa famille. Il avait d'ailleurs beaucoup pleuré quand celle-ci était passée dans l'autre monde. L'enfance de Jason n'était ainsi qu'un vaste terrain vague, dans lequel il errait, en quête d'identité et d'affection. Car oui, il n'avait pas d'identité propre. Il était le fils de Miraz, le prince héritier. Jamais Jason. Jamais lui.

Les choses évoluèrent quand le telmarin entra dans l'adolescence. Son caractère commençait à s'affirmer, tout comme ses désirs. Il ne voulait pas devenir roi, et il se chargeait bien de le faire comprendre à son père. Il mettait toute sa mauvaise volonté à faire tourner en bourrique ses précepteurs, et passait son temps à fuguer. Il découvrait le monde, et rencontrait des gens. Et ses découvertes faisaient grandir en lui ce désir d'évasion. Il voulait être partout sauf à Cunta. Ailleurs. Loin. Loin de son destin. Ses premiers pas dans l'armée royale lui permirent d'assouvir une partie de ses espérances. Ses compagnons d'armes devinrent des amis (bien que Jason demeurait toujours assez solitaire, la faute à cette enfance où il était livré à lui-même), et il commença à remplir ce manque d'amour en compagnie de charmantes demoiselles. Pour la première fois depuis sa naissance, il comprenait que sa vie ne se limitait pas au chemin qui lui traçait Miraz. Non il pouvait espérait mieux, pour peu qu'il prenne les choses en main, et c'est ce qu'il fit. Et puis, son rapprochement avec sa soeur Esméralda, lui permit aussi de trouver en lui le courage d'accomplir ses desseins. Après l'avoir ignoré pendant des années, la jeune femme lui avait finalement tendu la main. La soeur et le frère se ressemblaient énormément, et ils aimaient passer du temps ensemble où ils se prenaient à rêver d'autres horizons, d'un monde où la paix régnerait et où ils pourraient circuler librement, au grès de leurs envies. C'était leur monde à eux, peut-être un peu utopique, où ils se sentaient bien et entiers. Personne ne pouvait leur voler, personne ne pouvait même prétendre à y entrer. Leurs secrets, leurs espoirs, leurs rêves. Jason était heureux d'avoir à ses cotés cette soeur qui lui donnait l'affection qu'il avait toujours souhaité, et qui le rendait plus fort. C'était étrange de constater à quel point il parvenait à puiser en Esméralda le courage d'embrasser la vie qu'il désirait. Elle lui donnait confiance en lui, elle faisait de lui un homme. Et un homme bon. Cette proximité était d'autant plus drôle à remarquer qu'elle contrastait parfaitement avec la relation que le telmarin entretenait avec son autre soeur Anna. Il voyait bien que celle-ci n'éprouvait pour lui que dédain et mépris. Il se demandait ce qui poussait sa soeur à le regarder comme s'il eut été un monstre, lui qui voulait simplement partager avec Anna une relation cordiale et chaleureuse, mais il finit par se résigner. Plus il regardait les gestes de sa soeur, plus il comprenait que finalement, c'était mieux ainsi. Anna et lui étaient aux antipodes l'un de l'autre. Elle aimait les sphères du pouvoir et la géopolitique, alors que lui ne voyait en cela qu'une série d’inepties. Il trouvait d'ailleurs cela complètement idiot que le trône lui revienne à lui et non pas à elle, qui était plus grande en âge et très certainement plus apte à gouverner. Une grande reine contre un vulgaire roitelet. Les règles étaient parfois particulièrement mal faites. Finalement, sa relation avec Esméralda lui suffisait. Fusionnelle, elle lui apportait tout ce dont il avait alors besoin. Tout... Peut-être pas encore.

Mais le temps passe et les désirs changent. De frère et soeur, Esméralda et Jason devinrent amants. Jason était alors un jeune homme, un jeune adulte, mais pour la première fois depuis sa naissance, il se sentait véritablement vivant. Il avait ce qu'il souhaitait. L'amour. Mais l'amour est un sentiment qui vous pousse parfois dans vos retranchements, qui vous encourage à faire des choses dont vous ne vous imaginiez pourtant pas capables. Des actions prodigieuses. Des erreurs monumentales. Jason n'était pas sans savoir qu'aux yeux de la cour, il était un monstre de la pire espèce. Le fils ingrat. Le jeune inconscient, irresponsable, sur qui tombe une couronne. La perte de Telmar. Le pervers qui partage la couche de sa soeur. Jason était marginalisé, la noblesse le considérait comme un pestiféré, et finalement, c'était encore auprès du petit peuple qu'il trouvait le plus de soutien. Pour la masse telmarine, Jason était tout simplement humain. Plus humain que son père. Plus apte à leur apporter la tranquillité. Le peuple lui demandait la paix. Et Jason ignore toujours si c'est ce soutien inattendu, les suppliques d'un peuple qui se mourrait ou bien l'envie d'offrir à Esméralda le monde qu'isl avaient toujours imaginé qui le poussa à agir, mais il le fit.
Avec Esméralda, ils contactèrent les narniens. La paix contre la tête de Miraz. Un choix cornélien. Sacrifier son roi pour sauver son peuple. Sacrifier son père pour offrir un monde meilleur à sa soeur. Certains pourraient voir cela comme une forme de trahison, d'autres au contraire comme un acte héroïque. Mettre un terme à la Terreur sanglante qui parcouraient les terres de Telmar. Jason ne réfléchit guère longtemps. Il était ainsi. Impétueux. Il prenait ses décisions à l'instinct, et la paix qui se profilait au loin était une très bonne source de motivation. Miraz tomba. Anna disparut. Caspian prit la couronne. Pour Jason et Esméralda, une nouvelle vie semblait enfin accessible. La tranquillité et la liberté qu'ils avaient toujours souhaité était à portée de main. Couronnée par une nouvelle arrivée. Youna. Comme une douce lumière du printemps. Son trésor, la flamme dans son coeur. Après la perte difficile d'un premier enfant, Youna était belle comme l'aurore. Jason ne s'était jamais remis de la mort de leur premier bébé. Il en était le responsable et ne parvenait à se le pardonner. La culpabilité le poussait à se montrer extrêmement protecteur. Peut-être trop. Sans doute trop. Jason aurait voulu renoncer à toute forme de pouvoir. Se détacher des sphères de gouvernement, se dénicher une petite chaumière, et élever sa fille à l'abri des jeux de trône, préservée d'un milieu qu'il n'avait jamais porté dans son coeur. Mais son peuple le demandait. Et Esméralda ne voulait pas abandonner Telmar. Alors il accepta. Il se résigna à devenir conseiller, et s'impliqua ardemment dans sa tâche. Finalement, il se plaisait à participer à la restauration de la gloire de sa contrée. Voir telmarins et narniens heureux, en harmonie, lui réchauffait le coeur. Contempler le sourire sur les lèvres de sa femme était la plus belle des récompenses. Tout aurait pu être parfait. Jason était devenu un homme sûr de lui et de ses choix, aimant envers son épouse et sa fille. Mais le bonheur n'était pas permis pour les Miraz. Non. Lorsque votre père est un tyran, vous en payez toujours les conséquences. Comme une malédiction.

Jadis refit son apparition. Terrifiante. Et la guerre reprit ses droits. Comme une vieille ennemie, elle s'insinua à nouveau dans la vie de Jason. Mais cette fois-ci, la donne était différente. Il n'était plus seule, il y avait Esméralda et Youna. Le telmarin refusait que toute recommence. Il refusait que la guerre lui enlève sa famille. Et plus que tout, il refusait que sa fille grandisse dans ce monde. Il savait pertinemment ce qu'impliquait l'engagement dans une forme de résistance. Ils deviendraient vulnérables. Des cibles pour Jadis. Toute leur énergie irait dans cette résistance. Non. Il était hors de question d'exposer Youna à cela. Il n'y avait qu'une solution pour éviter cela. Partir. Fuir. Loin. Loin de la guerre. Loin de la mort. En sécurité. Mais Esméralda n'était pas d'accord. A ses yeux, ils ne seraient sauf que s'ils restaient à Narnia, dans la clairière des mirages. Il se souvenait parfaitement de ces dernières phrases qu'elle avait prononcé, dans un élan de détresse. « On peut pas partir Jason ! On peut pas ! Jason, non, tu peux pas partir. JASON ! » Si, il le pouvait. Si il pouvait fuir. Courir après une utopie. Courir après leur rêve d'adolescent. La paix, la tranquillité. Jason comprit qu'ils n'avaient plus les mêmes desseins. Que malgré leur amour, ils devaient prendre des routes différentes. Il ne pouvait obliger Esméralda à renoncer à son envie de se battre. Cela aurait été terriblement égoïste. Mais, il ne pouvait non plus laisser sa fille grandir dans ce contexte malsain. Lui épargner l'enfance que lui-même avait vécu. Pourtant, il ignorait s'il avait encore la force d'abandonner ainsi celle qu'il aimait plus que tout. Sans doute que non. Mais il n'avait pas le choix. Alors il préféra ne pas réfléchir et emporta sa fille. Sans un mot. Sans un même un regard. Il savait que s'il ne lui adressait ne serait-ce qu'un regard, il risquait de changer d'avis. Il ne pouvait pas. Il devait sacrifier l'amour de sa femme pour la protection de sa vie. Elle risquait de le haïr, mais c'était le prix à payer. Intérieurement, son coeur saignait. Il s'en voulait. Terriblement, affreusement. Mais il ne renoncerait pas. Il s'élança dans la neige, retenant ses larmes. Pour lui-même, il murmura un « Je t'aime Esméralda. » Et il partit.

L'année suivant fut éprouvante. Jason avait le coeur déchiré, et seule sa fille lui permettait de rester en vie et de se battre. Ensemble, ils sillonnaient les routes. Le souvenir d'Esméralda n'était jamais loin. Jason avait un vide dans son coeur. Un vide que Youna remplissait. Elle lui donnait l'énergie dans les jours les plus sombres. Et les jours étaient sombres. Où aller ? Que faire à présent ? Jason se demande maintenant s'il n'a pas fait une erreur. Une erreur qui risque de lui enlever tout ce à quoi il tient. Mais il préfère ne pas y songer. Il avance. Avec son utopie comme seul cap. Pour la survie. Pour Youna.
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